“Au football, on peut gagner ou perdre. Mais nous devons toujours être ensemble, avec le même état d’esprit que nous avons toujours eu”. – James Rodriguez

Le Liban accueille environ 1,5 million de réfugiés syriens depuis 2012, vivant dans des conditions sociales et économiques difficiles. De même, 30% de la population libanaise vit également sous le seuil de pauvreté ! En outre, le nombre de réfugiés en âge d’aller à l’école est de 631 000, dont la moitié d’entre eux n’ont même pas accès aux droits éducatifs fondamentaux.

Nous pensons qu’en dépit de ces conditions et de toutes les horreurs épouvantables liées à la guerre et vécues par les enfants réfugiés syriens, nous pouvons encore créer une dynamique positive, si leur énergie est bien utilisée, comprise et qu’ils sont rassurés sur le fait qu’ils ne sont pas livrés à eux-mêmes. Ces enfants ne peuvent peut-être pas satisfaire tous leurs besoins de base au jour le jour, mais ils ont encore un pouvoir de guérison caché, le pouvoir de jouer !

Ce pouvoir est sérieusement pris en considération par les travailleurs humanitaires, mais aussi par les universitaires qui travaillent pour améliorer le bien-être de l’enfant. De récentes recherches fondées sur des données probantes menées par l’American Academy of Pediatrics le démontrent : “Le jeu n’est pas superficiel : il améliore la structure et les fonctions du cerveau et favorise les fonctions exécutives (c.-à-d. le processus d’apprentissage, plutôt que le contenu), ce qui nous permet de poursuivre les objectifs et d’ignorer les distractions. Plus qu’une simple occasion de s’amuser, le jeu est une affaire sérieuse lorsqu’il s’agit de la santé et du développement d’un enfant”. Et bien sûr, le sport est l’un des meilleurs outils de jeu qui peut être utilisé dans ce contexte.

La ligue Amel

C’est pourquoi Amel Association internationale a récemment lancé, à l’occasion de la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix, un projet de soutien psychosocial basé sur le football, visant à promouvoir l’accès au sport pour les enfants réfugiés et à l’utiliser comme outil de soutien psychosocial, le sport pouvant jouer un rôle important pour les réfugiés et en particulier les enfants, tant sur le plan sanitaire et personnel que dans sa dimension sociale, selon le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations-Unies (UNHCR).

La Ligue Sportive Amel a débuté samedi dernier au centre de développement Hay El Sellom d’Amel, avec la participation d’environ 80 enfants, filles et garçons, syriens et libanais. Les enfants ont profité d’une journée consacrée au bien-être physique et mental, apporté par les pratiques sportives.

La ligue vise à impliquer environ 120 enfants des quartiers les plus marginalisés de Beyrouth. Ils seront répartis en équipes, chaque équipe étant composée de filles et de garçons des communautés libanaise et syrienne, et jouerons ensuite pour une cause liée aux valeurs humanitaires.

Le travail d’équipe, l’engagement, l’esprit de paix, la diversité et de nombreuses autres valeurs éthiques seront incluses dans les activités de ce projet. La première ligue durera 3 mois.

Des uniformes et des trousses de jeu ont été généreusement données par l’Académie de la Juventus FC au Liban et Secondkicks, un organisme de bienfaisance à but non-lucratif qui a pour mission de recueillir et de distribuer du matériel de football d’occasion aux communautés dans le besoin au Canada et dans le monde.

En effet, l’expérience a prouvé que les programmes sportifs pour les réfugiés ont aidé à développer les enfants physiquement, mentalement et émotionnellement, à réduire le stress et la solitude, et à améliorer leur estime de soi. C’est aussi un grand vecteur de lien social qui permet à des personnes de se rencontrer dans des contextes communautaires, culturels, religieux, linguistiques et socio-économiques différents. En outre, le sport améliore le développement et l’apprentissage des enfants, ce qui conduit à de meilleurs résultats scolaires, selon le UNHCR.

Grâce à cette modeste initiative, l’équipe d’Amel se réjouit de mesurer l’impact de ce projet à court et à long terme. Cela ne constituera peut-être pas un pas en avant capital pour changer la vies de ces enfants, mais comme Cristiano Ronaldo l’a dit un jour : “Je ne vais pas changer le monde. Tu ne changeras pas le monde. Mais nous pouvons aider – nous pouvons tous aider”.

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