Le ministre de la Santé, le Dr Firas Al-Abyad, a été reçu samedi par le Dr Kamel Mohanna, président-fondateur d’Amel Assocciation International, dans le centre de santé primaire d’Al-Bazouriyeh, en présence de membres du comité administratif de l’association Dr Darwich shoughari et la coordinatrice des programmes et des partenariats Virginie Lefèvre, le comité de santé d’Amel, ainsi que le Maire de Bazouriyeh Bahij Al Husseini. À cette occasion, les programmes mis en œuvre par l’association dans les domaines de la santé et du développement social lui ont été présentés.

Le centre d’Al-Bazouriyeh constitue un modèle pionnier de coopération entre institutions humanitaires, services rattachés au ministère de la Santé publique et activités mises en œuvre par la municipalité dans la région. Élu meilleur centre du réseau de soins de santé primaire au Liban par le ministère de la Santé publique, ce centre, géré par Mme Raja Abboud, témoigne de la vision du développement prônée par l’association Amel. Depuis plus de 35 ans, son activité s’attache ainsi à défendre le droit à la santé pour tous, et à militer en faveur du renforcement des capacités du secteur de la santé et de la prévention, selon le respect des principes de dignité humaine et de solidarité, et en dépit de toute affiliation politique, religieuse ou identitaire.

Dr kamel Mohanna en acceuillant le ministre de la Santé Publique Dr Firas Al Abyad au centre d’Amel à Bazourieh

Le ministre Al-Abyad a salué le travail de l’association Amel, soulignant que tout progrès dans le domaine de la santé passe nécessairement par une coopération étroite entre secteur public et institutions humanitaires. Amel représente en cela un exemple à suivre, afin d’offrir une réponse durable et efficace pour préserver le droit à la santé, malgré les crises auxquelles la société est confrontée.

Firas Al-Abyad a également souligné que le ministère étudie aujourd’hui les possibilités d’un renforcement de la coopération avec les institutions et organisations humanitaires, pour permettre aux groupes populaires d’accéder à des programmes de santé de meilleure qualité et à moindre coût, et poursuit ses efforts afin d’assurer notamment la prise en charge des maladies chroniques et l’approvisionnement en médicaments, en coopération avec d’autres pays.

Pour sa part, le Dr Kamel Mohanna a insisté sur le rôle de l’organisation Amel depuis plus de 40 ans en faveur de la dignité humaine, sans considération communautaire ou religieuse, et sur l’importance accordée en toute circonstance à la coopération avec les différentes institutions, notamment le ministère de la Santé publique. La gestion par Amel de la pandémie de Covid 19 témoigne ainsi de la capacité de l’association à répondre aux situations d’urgences et à renforcer la résilience de la société, confrontée à l’aggravation de la crise économique, dans l’objectif d’atténuer la souffrance du peuple sous le slogan de la dignité humaine et de la solidarité, pas de la pitié.

Au cours des premières phases de la pandémie et en complémentarité des actions menées par le ministère de la Santé publique, Amel a su prendre les mesures nécessaires pour faire face à l’épidémie et protéger les populations. L’organisation a ainsi affecté 45 travailleurs médicaux à la mise en place et à la gestion d’un centre de communication COVID-19, lancé par le ministère de la Santé publique, en coopération avec le Haut-Commissariat aux réfugiés. Dans le cadre du programme de surveillance épidémiologique mis en œuvre par le ministère de la Santé publique, Amel a par ailleurs contribué aux campagnes de tests PCR dans de nombreuses régions libanaises, y compris dans les camps de populations déplacées, et a initié le lancement du programme de maintien à domicile des malades du Covid-19, en coopération avec ses partenaires locaux et internationaux. Enfin, l’association a pris en charge la coordination de dons et de matériels émanant de partenaires internationaux, et visant à renforcer l’action publique et les capacités des hôpitaux gouvernementaux.

Le Dr Mohanna a conclu en rappelant que : « le droit à la santé est l’une des questions humanitaires les plus urgentes et les plus fondamentales. Aucune vie saine, productive et libre n’est possible si les personnes ne sont pas en bonne santé dans leur corps et dans leur tête ».